Sous le signe de la déconnection
Chers lecteurs,
C'est avec joie que je vous retrouve après des mois d'absence. La vie est parfois pleine d'intensité et dans ces moments, l'écriture n'a pas toujours sa place. Il faut prendre le temps de traverser ces tourbillons.
Et lorsque les remous boueux finissent par retomber, ils laissent la place à une eau fraiche et limpide. Et les mots, l'inspiration ressurgissent tels des torrents ardents.
Je reprends la plume avec bonheur et le sentiment d'être un peu plus sage que la dernière fois.
J'aime toujours autant écrire dans ce lieu calme et doux qu'est le blog.
Et puis écrire un article, c'est prendre son temps. Ecrire quelques mots, puis relire. Effacer, recommencer. Y revenir le lendemain. Savourer le moment où je vais cliquer sur le bouton " PUBLIER VOTRE ARTICLE ".
Cette looooongue introduction pour en venir au thème du jour mes amis : la déconnection digitale.
GROS sujet.
Il faut que je vous en parle. Non pas en moralisatrice, en donneuse de leçon. Mais en apportant un témoignage sincère.
Si vous me suivez sur Instagram, vous savez que j'ai lancé le compte de la French Pipelette lors de la création de mon podcast " Les Pipelettes Provinciales". Dix ans d' Instagram ( sans compter le compte précédant … ).
Honnêtement, lorsque j'ai découvert ce réseau social, j'ai trouvé cela incroyable. Je découvrais des gens, des métiers, des talents. C'est simple, j'avais envie de tout voir, tout écouter, tout tester. C' était inspirant et frais. J'avais envie de faire des dizaines d'autres métiers.
Et puis, Instagram a changé. Vitrine d' un monde surfait et sans saveur, j'étais devenue accro, sous emprise ( levez le doigt si vous voyez de quoi je parle 😅).
Un constat amer s'est imposé à moi : mon imagination si florissante depuis ma tendre enfance fondait comme neige au soleil !!!
En juin, overdose. Je passe des heures sur X, WhatsApp, Instagram à consommer la vie des autres, à vérifier que je n'ai pas raté un mail du boulot, une info, une notification, etc... Je suis devenue esclave de mon téléphone. Plus de batterie ?? Panique à bord !! Fin du monde en approche !
Et pendant ce temps là, mon roman sur Jeanne d'Arc n'avance pas d'un pouce. D' un tout petit pouce.
Et allez savoir pourquoi, un matin, j'ai cette prise de conscience plutôt glaciale : les réseaux sont en train d' aspirer ma créativité, mon imagination, mon temps, me rendent envieuse, anxieuse et parfois même frustrée ! NON mais OH, ça ne va pas la tête ? Si c'était un bipède qui m 'infligeait ça, croyez moi que ça ferait un bail que je lui aurais claqué la porte au nez !
Alors je décide de dire stop. Finito. Je reprends ma liberté.
Et tout comme mon papa qui a arrêté du jour au lendemain de fumer ses Gauloises Caporal bleu ciel, je choisis de mettre fin aux médias sociaux.
Mais dis-nous, Julie, trop de suspense, que s'est-il passé ensuite ???
Et c'est là qu'on touche au p'tit moment de grâce.
Moins de brouillard mental, moins d'anxiété. Je suis de nouveau dans la vraie vie. Je ne me compare plus, je doute moins de mes capacités. Je ne m 'approprie plus les rêves des autres. Je ne crée plus pour plaire aux autres ou pour faire comme les autres.
J'observe davantage le monde qui m'entoure, je le savoure. Je ne prends plus de photos pour qu'elles soient publiées mais pour me créer des souvenirs.
Je me sens de nouveau libre et surtout, mon imagination revient. J'ai des phrases, des personnages, des aventures qui prennent à nouveau vie dans mon esprit.
J'ai plus de temps pour prier, pour lire, pour faire du sport, pour écrire et cuisiner.
J'ai fait le ménage. Je me suis désabonnée de tous les comptes d'Instagrammeurs- vendeurs-de-rêves, vendeurs-de-bonheur … J'ai supprimé les donneurs de leçons, les bien-pensants.
Je n'ai gardé que des comptes authentiques, simples.
Nous sommes en septembre et j'ai désormais un temps d'écran très très limité.
Je passe de temps en temps sur Instagram pour faire coucou à ma communauté et partager ce qui m'inspire. C'est tout.
Faire le choix de ne pas ouvrir ses mails à l'instant T, de ne pas répondre au téléphone à la minute. Prendre un livre plutôt qu'ouvrir Facebook, écouter le chant des oiseaux à la place du son qui sort de vos écouteurs. Faire le choix d'un radio réveil et laisser son téléphone à la porte de sa chambre.
Si vous vous êtes reconnus cet article et que vous souhaitez déconnecter, allez-y. C'est vraiment à votre portée. Tiens, pourquoi ne pas commencer ce soir par exemple ?
Ecrivez- moi pour partager votre chemin de déconnexion, c'est si bon de retrouver les sentiers de la liberté !
Merci d'avoir pris le temps de lire cet article jusqu' au bout !
Au plaisir de vite vous retrouver.
Amitiés,
Julie de la French Pipelette



Merci pour ton partage, chaque mots de ton témoignage me touche, je ne suis pas accro a tout ça mais j'ai eu des moments ou effectivement j'avais besoin de ce temps, ce temps de me re-connexion avec l'essentiel. Ces choses simples et réelles voila la vraie vie.Heureuse que tu es pris le temps d'écrire. ❤️
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